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25 janv. 2015

january impressions



Des natures mortes décadentes, du vide, de la brûme, de la pluie. Janvier.


CZ 

Dekadentní zátiší, prázdno, mlha, déšť. Leden.
 

8 déc. 2014

the garbage manifesto



J'aime bien les prendre en photo. Poubelles, meubles abandonnés, mégots bordant les trottoirs. La décadence, le dernier cri des objets flétris tantôt pleurant, tantôt montrant les dents. De même que les organismes nécrophages se nourrissent de la carcasse, de même moi je vis de l'esthétique des parties mourantes de la civilisation, abjects excréments du progrès. Un rire moqueur face aux vitrines cirées. Dans l'instant, toute cette vantardise plastique perd l'éclat. Je prépare des obsèques festives au désir humain de s'éloigner de tout ce qui est simple, humain. Quel contraste ! Le fait que je trouve de la beauté dans la laideur signifie-t-il que je rejette le beau ?
Non. Je rejette le faux, et les déchets sont plus authentiques que ce dont ils sont le produit. La saleté concentrée, l'inutilité, la ruine. Mais ce qui est mis à l'écart, abandonné, pourrissant n'est à la fois pas mort. C'est vivant, ça prolifère. C'est un miroir à l'appétit sauvage, à la pulsion à consommer palpitante. Toute cette laideur, nous la bourrons par force dans les poubelles ou, d'un geste d'une parfaite résignation, nous la laissons glisser par terre en espérant de faire disparaître l'éphémère de notre champ de vision. Nous nous précipitons vers les temples de la consommation  pour se procurer de la nouvelle matière toute brillante, des illusions avec des prix agrafés. Nous passons nos jours dans une utopie plastique qu'on renouvèle jusqu'à l'épuisement. Nous portons des offrandes sur l'autel du temps qui ne veut pas s'arrêter. Nous nous entourons du nouveau en désirant de se voir tous nouveaux et brillants nous même. Nous noyons notre vieillesse dans la modernité qu'on ne peut rattraper.
Ah ! Cela ne marche pas. Les poubelles résonnent d'un rire amer face à cette cécité panique. Elles débordent, envahies par un afflux d'une modernité vidée. Elles laissent jaillir la splendeur flétrie de la réalité.

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CZ

Fotím je ráda. Odpadkové koše, popelnice, opuštěné kusy nábytku, vlhké nedopalky lemující chodníky. Dekadence, vykřičenost, omšelé tu plačící, tu zuby cenící součásti ulic. Stejně jako se saprofágové s gustem živí na mrtvých tělech, já žiji estetikou odumírajících částí civilizace, ohyzdných výměšků pokroku. Výsměch lesknoucím se vitrínám. Jak najednou vše ztratí svůj lesk, svou plastovou chlubivost. Strojím oslavný pohřeb lidské touze vzdalovat se všemu základnímu, všemu lidskému. Ten kontrast ! Nalézám-li krásu v ošklivém, je to proto, že opovrhuji krásným? Ne. Opovrhuji falešným, a odpad je skutečnější než to, z čeho pochází. Koncentrovaná špína, zbytečnost, zmar. Jsa odpadlý, opuštěný, hnijíci, není však mrtvý. Žije, bují. Zrcadlí nezkrotný, bezuzdně tepající konzumní apetit. Vše ošklivé vměstnáváme do popelnic nebo líným gestem houboké rezignace propouštíme mezi prsty na zem, aby ze zorného pole zmizela všechna pomíjivost. Ženeme se do chrámů konzumu pro novotou zářící hmotu, cenovkami opatřené iluze. Trávíme dny v plastové utopii, jíž obnovujeme do úmoru. Přinášíme oběti na oltář plynoucího času. Obklopujeme se neohleděným, toužíce spatřit sami sebe v novém, nablyštěném hávu. Topíme své stáří v nedostižné modernitě.
Ah ! Nefunguje to. Odpadkové koše se hořce vysmívají naší panické slepotě. Přetékají, zahlceny nekontrolovatelným proudem vyprázdněné novosti. Nechávají na světlo vyhřeznout realitu v celé své odkvetlosti. 

24 sept. 2014

les parisiens



On dirait qu'être parisien est synonyme d'appartenir à une catégorie spécifique de l'espèce humaine. Le nombre de livres avec des titres tels que "Vivre comme une vraie parisienne" ou "l'Elégance parisienne" ne cesse de croître et connaît un grand succès commercial grâce à ceux qui croient qu'on peut apprendre à se comporter "en parisien" même si l'on vit à Bucarest. Il y a plein d'éphithètes traditionnellement liés aux parisiens, souvent pas très flatteurs il faut dire. Le parisien est caricaturisé sur tous les fronts, par la province, par les étrangers et par lui-même.

Et bien moi, je ne vais pas vous décrire un "parisien", tout simplement parce que je pense qu'un parisien, ça n'existe pas. Je me contente de prendre en photo des passants qui sillonnent les trottoirs de la capitale, "parisiens", parisiens ou juste de passage, qui sait.

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CZ

Vypadá to, jako by být Pařížanem znamenalo náležet k odlišnému lidskému druhu. Množství knih s tituly jako "Žít jako pravá Pařížanka" nebo "Pařížská elegance" neustále narůstá a zaznamenává masivní komerční úspěch díky těm, kteří věří, že se můžou naučit, jak se chovat "jako Pařížan", i když bydlí v Bukurešti. S Pařížany se skloňuje spousta často negativních přívlastků, jsou karikaturizováni na všech frontách - obyvateli nepařížských částí Francie, cizinci i sebou samými.

Já, abyste věděli, vám žádného "Pařížana" nepopíšu, jednoduše proto, že si myslím, že neexistuje. Mě stačí fotit chodce křižující pařížské chodníky, ať už "Pařížany", Pařížany nebo náhodně se v hlavním městě vyskytnuvší.
 


21 sept. 2014

places / Petite Ceinture


Pour s'évader de Paris, on n'est même pas obligé de quitter la ville. L'impression que cette phrase a une légère connotation oxymorique peut vite disparaître si l'on se rend compte qu'une fuite, ce n'est pas nécessairement limité au plan horizontal, mais qu'elle peut être verticale, aussi. La Petite Ceinture est un chemin de fer incrusté dans la capitale dans la moitié du 19e. Depuis les années 90 du siècle passé, ses rails sont privés du contact avec les roues d'une locomotive. C'est le contact avec les aventuriers-piétons, prétendant d'ignorer qu'il est officiellement interdit de s'y promener, qu'ils connaissent aujourd'hui. Il suffit de trouver un trou dans la clôture qui borde la voie ferrée, franchir une masse de buissons, et vous voilà en-dessous de Paris.

Je n'aurais pas trop envie de m'y rendre toute seule, parce que - quand même - me promener sur les traverses dans l'obscurité d'un tunnel d'un kilomètre de longueur environ, à la fin duquel attend non seulement la lumière, mais peut-être aussi une porte bien verrouillée, n'appartient pas parmi mes activités solitaires préférées. Mais s'il vous arrive d'être accompagnés, c'est une superbe expérience, supposant que vous êtes attirés par des endroits abandonnés et vous ne vous sentez pas gênés en errant entre les silhouettes des ordures préhistoriques. Du graffiti, des souris, des pièces de vêtements laissés tristement sur le chemin, une végétation abondante : l'endroit idéal pour un pique-nique ! Il peut vous sembler que je rigole, mais non.


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CZ
Když chce člověk na chvíli utéct z Paříže, ani k tomu nemusí opustit město. To zní možná trochu oxymoricky, ale pokud si uvědomíme, že útěk nemusí být jen záležitostí horizontální, nýbrž je možný i vertikálně, onen protimluv hned zmizí. Petite Ceinture je v polovině 19. století do Paříže vetkaná železniční linka, jejíž koleje od 90. let spočívají netknuty koly lokomotivy. Dnes se jich občas chodí tknout zvědaví lidé, kteří předstírají, že by je nebylo ani ve snu napadlo, že je to oficiálně zakázáno. Stačí najít otvor v plotu, prodrat se větší či menší masou křoví, a najednou pochodujete pod Paříží. 

Sama bych se tam úplně nepouštela, protože procházka po pražcích temného, asi kilometr dlouhého železničního tunelu, na jehož druhém konci můžou čekat kromě světla také důkladně zamčená vrata, nepatří mezi mé prioritní solitérní kratochvíle. Ale máte-li doprovod, je to skvělý zážitek, tedy za předpokladu, že nalézáte zalíbení v opuštěných místech a nevadí vám tápat temnotou mezi siluetami archivních odpadků. Graffiti, myši, smutně pohozené kusy oblečení, bující vegetace - ideální místo pro piknik ! Teď to bude vypadat, že si dělám legraci, že?


 


30 août 2014

anonymity





Nous sommes des espions au quotidien. On flâne dans les rues de la ville et on suit les projections des êtres qui nous entourent, qui passent, apparaîssent et puis disparaissent dans le néant. Ce n'était même pas voulu, c'est juste que par hasard, ce monsieur-là a choisi d'emprunter le même chemin que moi de Saint-Lazare à Pigalle. L'anonymat et l'isolation construisent une bonne partie de l'ambiance de Paris.

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Jsme špióny na denní bázi. Plujeme ulicemi města a sledujeme projekce bytostí, které nás obklopují, prochází, objevují se a zase mizí v prázdnu. Ani to nebyl záměr, pán jen náhodou zvolil od nádraží Saint-Lazare k Pigalle stejnou cestu, jako já. Anonymita a izolace tvoří podstatnou část pařížské atmosféry.

4 août 2014

Chinatown




De même que je m’extasiais jadis devant chaque balcon des immeubles haussmanniens, de même je suis aujourd’hui prise d’un désir de capter en photos tout ce qui diffère de cet élément de base de l’ambiance parisienne. Je fais un effort d’éviter soigneusement les endroits touristiques les plus populaires et je ne les remarque donc que par le biais de l’afflux et le reflux des voyageurs munis de guides. Je descends aux stations périphériques, où il n’y a pas 4 lignes de correspondance et où on ne peut sortir du sous-sol que par un seul trou. Et je ne cesse de me faire surprendre. Au-dessous du masque qui lui est donné par les cartes postales, les films, les leçons de FLE et les touristes aux cadenas, Paris cache une incroyable diversité.

Si je me suis rendue au 13e arrondissement, c’était pour un but très précis : emprunter un livre qui n’était disponible que dans la médiathèque du coin. Mais l’architecture des environs, caractéristique par un mélange des HLM et des bâtiments modernes, dont le rez-de-chaussée est occupé par des boutiques et restos asiatiques, m’a assurée que ce livre n’allait pas être la seule chose que j’emporterais du quartier. Quand je marchais dans les rues bordées des tables débordant des fruits de formes qui semblaient dangereuses, je me sentais vraiment plus à Séoul que dans une métropole européenne. Chinatown quoi. Il y a donc déjà Belleville et le 13e sur le blog ; il ne manque qu’un quartier asiatique majeur de Paris pour que ce soit complet, haha. Mais il n’y a pas que ça que j’aime sur Paris, évidemment ; c’est juste que les autres endroits, je ne les ai pas encore suffisamment prises en photo, et puis, il y a aussi des endroits où ça craint un peu de sortir mon appareil. Peut-être deviendrai-je plus courageuse et vous verrez ici des reportages des salons de coiffure africains bientôt, haha !

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CZ


Stejně jako jsem se dříve rozplývala nad každým rozkvetlým balkónem haussmannovských budov, jsem teď stižena touhou zachytit všechno, co se tomuto základnímu stavebnímu prvku pařížské atmosféry vymyká. Nejproslulejším turistickým místům se co možná nejpečlivěji vyhýbám a vnímám je jen z metra skrze příliv a odliv pasažérů s průvodci. Vystupuji na stanicích periferních, kde se nedá přestoupit na 4 další linky a z podzemí se dá dostat jen jednou dírou. A nestačím se divit. Paříž skrývá pod zkreslenou maskou, na kterou ji redukují pohledy, filmy, učebnice francouzštiny a zámečkoví turisté, neuvěřitelnou diverzitu.

Do 13. okrsku jsem se vydala s cílem dost konkrétním – byla jím jedna kniha, která v jiném pařížském vypůjčovacím zařízení než v tom zdejším nefigurovala. Architektura v okolí, sestávající z vysokých paneláků a moderních staveb, v jejichž přízemí se zabydlely asijské obchody a restaurace, mě ale ujistila v tom, že kniha nebude tím jediným, co si ze čtvrti odnesu. Rozhodla jsem se odnést si i panelový dům č.p. 1026 z ulice Turbigo. /čeština, haha/. Když jsem procházela ulicemi a míjela pulty plné ovoce nebezpečně působících tvarů, připomínalo mi prostředí skutečně více Soul než evropskou metropoli. Chinatown prostě. Belleville, 13e arrondissement – dvě asijské čtvrti už na blogu tedy figurují. Ještě mám v oku jednu. Nepropadněte ale představě, že se zde ženu jen za nudlemi; je tu spousta jiných míst, která se mi zdají zajímavá, jen některé nemám ještě patřičně ofocena a na jiných se trochu fotit obávám. Třeba se časem osmělím a uvidíte zde reportáže z afrických vlasových salónů (a věřte mi, že nemám na mysli ty, co testují „nejnovější trendy ve vlasové kosmetice“, haha!).